PIERRE PILONCHERY
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QUELQUES ELEMENTS DANS QUELQUES LIEUX DE L'UNIVERS
(Ou quelque chose en Forme de Liste comme un Poème)

Ce texte, qui nomme en les additionnant des éléments utilisés pour construire des travaux ou projets, est à considérer comme une partition qu'on pourrait utiliser pour monter une exposition en jouant librement de tous les éléments proposés, par exemple en installant tout ça sur des échafaudages au milieu desquels on pourrait circuler. Il est aussi une partition musicale pour une lecture en simultané par plusieurs interprètes, chacun s'appropriant une couleur.

La cause et l’effet ne sont pas identifiables, n’importe quelle chose peut s’intégrer au processus, il est seulement nécessaire de voir. Des micros pour amplifier des voix, des bidons remplis ras bord de peinture rouge, des télévisions, des magazines, des éclairages et des projecteurs de studio, des cloisons de bois peintes en blanc construites dans un très grand espace en forme de labyrinthe, des projections de lumières colorées, des paraboles de réception pour capter en direct des images et du son, on imagine alors tous les satellites gravitant autour de nous dans l’espace qui nous entoure, des horloges réglées sur différentes heures de plusieurs villes dans le monde, des cartes du monde étalées sur le sol, des panneaux de signalisation pour indiquer un croisement de directions, des plantes vertes d’appartement qu’il faut arroser régulièrement, des mannequins de vitrine, des enregistrements d’applaudissements captés sur les concerts de Bob Dylan dans sa tournée sans fin, des magnétoscopes ou bien des lecteurs DVD pour diffuser des images et du son, des souliers, des globes terrestres lumineux très bien éclairés, quelques bâtons de bois recouverts de peinture rouge, des amplificateurs pour diffuser des sons n’importent lesquels sur un très fort volume sonore, des vidéos projections de portraits de beaucoup de personnes aux origines différentes, des tables recouvertes de nappes blanches, un bouquet de fleurs dans un vase posé sur la nappe, des enregistrements vidéos de quelques visiteurs faisant part de leurs réflexions, des projections de films faits de morceaux montés au hasard de n’importent quels films donnés à la télévision, une carafe et quelques verres pour se désaltérer, des fauteuils habillés d’un tissu taillé dans différents drapeaux et textiles du monde entier, on peut s’y asseoir et s’y faire photographier, de la nourriture sur une table pour se restaurer et pouvoir se rencontrer, des télévisions diffusant des vidéos privées apportées par les visiteurs pendant l’exposition de l’artiste, des documents informatifs sur le rôle des couleurs dans l’échelle spectrométrique pour étudier les objets et autres planètes voyageant dans l’espace, des arbustes plantés dans des pots, des vidéos de particules en mouvement, des enregistrements de la voix de Schwitters lorsqu’il interprète sa fameuse Ursonate, des cailloux étalés sur le sol, des odeurs d’épices dans des bols en bois posés sur le sol, des miroirs pour se regarder, des filets de pêcheurs suspendus ou bien étalés sur le sol, quelques chaises peintes en rouge, des mannequins de vitrines vêtus d’un costume coupé dans les tissus de différents drapeaux de plusieurs pays du monde, une bouilloire pour faire chauffer de l’eau et faire un thé ou bien encore une infusion d’herbes de santé, des films projetés montrant des images de montagne, une guitare électrique posée sur le sol, des photographies de l’artiste à différents âges de sa vie, des vidéos projections des filmages de l’artiste, par exemple « Le verre est rempli, vidé dans un autre et l’opération répétée», les ombres des spectateurs acteurs projetés sur un mur, du sable étalé sur le sol, une cabane au toit de chaume construite dans la salle d’exposition, des tissus rouges, plusieurs milliers de très petits postes de télévisions diffusant en direct des émissions du moment les sons se mélangeant très doucement, des ballons gonflables jonchant le sol, des ventilateurs, des enregistrements diffusés des instruments d’un orchestre symphonique en train de s’accorder, des guirlandes électriques de Noël, un jeu d’échec, des tapis aux couleurs et lumières saturées imprimés à partir d’images de n’importe quelle émission passant à la télévision, des cartons d’emballage remplis de magazines, des enregistrements diffusés de sons de la nature par exemple des chants d’oiseaux ou bien de l’eau qui coule et clapote, des mannequins de vitrines qui sont déshabillés, une cabane en tissu imprimé à partir des surfaces de plusieurs cousages de l’artiste, des enregistrements diffusés de la voix de Bob Dylan en concert, chaque soir ou presque à chaque fois recommencé, des bannières aux couleurs et lumières saturées en tissus imprimés à partir d’images n’importent lesquelles capturées à la télévision, de la moquette rouge posée sur le sol, des télévisions diffusant en direct par satellite des émissions du moment provenant de plusieurs pays du monde où nous sommes, un parasol, un vélo, une cabane en bois, des pots de fleurs, des vidéos d’images de l’espace, des télévisions diffusant une couleur rouge vraiment très lumineuse, une structure de bois, des cameras filmant en direct tout ce qu’elles voient, un fauteuil ancien peut-être de style voltaire ou bien un autre que je ne connais pas, quelques verres d’eau, la photographie très agrandie d’un portrait de l’artiste, un tapis d’herbe verte, des photos polaroïds, un mur de pierre, des vidéos projections de surfaces entassant des portraits aux couleurs et lumières saturées capturées à la télévision, des enregistrements diffusés des sons de la ville avec les klaxons et les bruits des moteurs de voitures, des tissus imprimés à partir des surfaces de plusieurs cousages de l’artiste, des cabanes sommairement construite avec des tissus rouges, des guirlandes d’ampoules électriques toutes allumées, des vidéos projecteurs, les visiteurs spectateurs, des mannequins de vitrine vêtus d’un costume coupé dans un tissu imprimé à partir d’une surface d’un des publicitages de l’artiste, des morceaux de vieux bois, de la ficelle, de la paille, des cloisons de bois peintes en rouge, un tabouret, des plastiques de protection pour travaux étendus sur le sol, des enregistrements de la voix de Joyce en train de lire des extraits de son grandiose Finnegans Wake, un rouleau de peintre en bâtiment, un labyrinthe de cloisons, des ventilateurs, des acteurs interprétant une action de l’artiste, une automobile suspendue à la verticale, une machine à coudre, la photographie d’un scanner du cerveau, des cartons d’emballage, des petits postes de radio diffusant en même temps beaucoup d’émissions du moment les sons se mélangeant très doucement, un gros pot de peinture, des photographies de fascinantes images du cosmos, des surfaces de cousages obtenues en cousant des morceaux de tissus sur lesquels ont été imprimées de très nombreuses et très variées images capturées à la télévision ou bien maintenant sur Internet et sa toile à l’infini, des vidéos projections de films d’images du cosmos, des socles de béton, des haltères, des photographies d’images des ouvrages de l’artiste, un portrait de l’artiste imprimé sur tissu, des petits magnétophones que l’on peut porter en bandoulière, des ampoules électriques allumées, une nappe blanche, un enregistrement diffusé du texte Les Superbes Lieux de l’Artiste lu par l’artiste, de la terre sur le sol, des barrières de protection métallique, des échafaudages, des bandes de travaux rayées en rouge et blanc, un camion, benne rouge et cabine blanche, des visiteurs acteurs, des tissus blancs, une table ronde, des photographies d’objets divers et différents, des télévisions diffusant des images fascinantes de l’espace du cosmos, un banc public qui pourrait être peint en rouge, des arbres à fleurs rouges, des assiettes décorées, des pantoufles rouges pour marcher sur les surfaces de cousage étalées sur le sol, des cartons d’emballage, des vidéos projections d’une mosaïque d’images aux couleurs et lumières saturées capturées à la télévision dans n’importe quelle émission, des enceintes pour diffuser du son, des structures métalliques, des combinaisons blanches de peintre en bâtiment, un sol recouvert de couleur ocre comme dans les grottes de nos ancêtres à l’époques de la préhistoire, un mur soigneusement teint tout en rouge, une cabane en quatre écrans pouvant recevoir des vidéos projections, des panneaux publicitaires, un sac en papier imprimé à partir d’une surface des Publicitages, un gilet coupé dans un tissu imprimé à partir d’une surface des Publicitages, des milliers de catalogues publicitaires étendus sur le sol, un globe terrestre lumineux gigantesque, des caméras filmant les visiteurs de l’exposition de l’artiste, des vidéos projections de films montrant de superbes images du cosmos, des moniteurs d’ordinateurs, des échelles de corde, un mannequin de couturière, des robes taillées dans des tissus imprimés à partir des Publicitages de l’artiste, des photocopies de portraits de l’artiste, un plateau de fruits, des poulies, des escaliers, une terrasse, des télévisions recevant en direct des émissions du moment les sons se mélangeant très doucement ou bien très bruyamment tout aussi justement, le texte du recueil Les Superbes Lieux de l’Artiste imprimé en rouge sur un tissu blanc, une caisse de bois pour le transport des œuvres d’art, des guirlandes de fanions multicolores, un lampadaire de salon, une carte du monde imprimé sur tissu, des couvertures scannées des livres de Schwitters Isou Cage et bien d’autres encore, des vidéos des performances de l’artiste, des catalogues publicitaires recouvrant le sol entier d’une pièce de très grande superficie, des figurines en plastiques d’animaux de la ferme, des rouleaux de surfaces des Publicitages de l’artiste, des vidéos projections d’enregistrements très agrandis des petites cases de surfaces des Publicitages, un bassin d’eau tout en rouge avec des poissons rouges se déplaçant librement, des tables de bar, des photographies numériques imprimées en très grand format des esquisses des projets de l’artiste, un évier, un escabeau, un parapluie rouge, des ampoules électriques pendant du plafond, des vidéos projections d’Un Marcheur dans l’Univers, une échelle de bois, des centaines de m2 étendues et suspendues de surfaces de papier obtenues en canevassant des bandes découpées dans des catalogues et tracts publicitaires, les Publicitages, des cailloux étendus sur de la moquette rouge, un caddy rempli de catalogues publicitaires, des lumières rouge éclairant les murs, une autre échelle ou un autre escabeau pour l'accrochage des surfaces, des enregistrements chaque jour additionnés des bruits et divers sons des chantiers de l'installation en cours, des diffusions de documentaires sur le travail de l'artiste, la cause et l’effet n’étant pas identifiables, n’importe quelle autre chose désormais peut s’intégrer au processus

 
© Pierre Pilonchéry 2005-2007 texte à jamais inachevé

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