PIERRE PILONCHERY
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PRESENTATION

texte régulièrement actualisé et revisité


- - - NEWS - - - 13 septembre / 13octobre 2017 "We Take a Walk"... Annulé..."We take a Walk", une installation multimedia à l'Orangerie du Parc de la Tête d'Or à Lyon, avec le soutien de la Ville de Lyon, en Résonance avec la Biennale d'Art Contemporain de Lyon 2017 et dans le programme des 150 ans du 6° arrondissement de Lyon - - - NEWS - - -

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Mon nom est Pierre Pilonchery. Je suis né en 1950.


Je travaille avec obstination sur le principe d'une multiplication de détails formant des ensembles de grands formats, parce que le monde est fait comme ça. Le monde additionne. Mon travail additionne. Il additionne des morceaux de temps, d'espace, d'images, de sons, et plein d'autres choses encore. J'obtiens alors de grandes surfaces, de papier, de tissus, d'écrans, de multi-vidéoprojections, de nappes de sons, de pages de textes, et de bien d'autres choses aussi, que je mets en situation au milieu de divers éléments qui les commentent, les perturbent, ou les complètent seulement. La technique cumulative du bout à bout par des méthodes de tissages et autres formes d'additions en fixe le cadre esthétique dans des conditions d'expositions à chaque fois revisitées, mon travail peut s'accrocher sur toutes les surfaces de la vie qu'il peut rencontrer. Ces propositions et réalisations sont comme des partitions à disposition pour de nouvelles interprétations à chaque nouvelle présentation.


Toujours ce travail inlassablement porte un regard amoureux sur le monde où nous sommes, depuis sa réalité la plus simple de notre quotidien le plus commun jusqu'à ce qu'il a de plus illimité c'est-à-direl'univers tout entier. Il traite essentiellement la question du temps qui nous entoure dont chacun nous sommes le centre dans notre permanente contemporanéité, l'entassement en un seul instant de tous les instants qui tissent ce qui fait l'espèce humaine dans son infinie répétition.


Des oeuvres visuelles sonores et textuelles fabriquées avec méthodes sur un long temps de réalisation plusieurs années souvent développent avec générosité un concept de maximalisme où tout peut entrer, c'est un peu comme l'univers et son grand fluide, comme un grand tout possible me semble-t-il où chacun pourra participer. Et tout ça cette dynamique et prolifique hypertexture fortement jouissive quel que soit son contexte ça n'est que de l'action voyez-vous, sûrement pas de la composition ni même de la démonstration, rien qu'un tissu d'activité je dirais si je voulais résumer. C'est l'acte de fabriquer pour affirmer l'acte d'exister, quelque chose que l'on trouve de partout à toute époque dans le monde tout entier, quelque chose pour l'expérimenter et mieux se regarder pour mieux le regarder.


Ces ouvrages s'appellent Les Effaçages, entre 1976 et 1978, c'est l'époque de mes débuts, je viens de terminer mes études aux Beaux-Arts de Paris. Les Effaçages sont des superpositions de corps dessinés de à l'encre sur papier à chaque couche lavés à grande eau puis recommencés, pour obtenir comme des effets de constellations dans le ciel étoilé. C'est l'image des générations humaines et de leurs traces effacées additionnées. C'est aussi le début de la notion de processus dans les méthodes de constructions de tout mon travail.

Dans cet esprit je réalise en 1976 la pièce sonore " 3mn ", une musique sur bande obtenue en enregistrant de très brefs instants de sons divers dont les débuts et les fins sont effacés pour les juxtaposer. On obtient alors un effet de nappe sonore sans début ni fin dont aucun endroit n'est peut-être plus intéressant qu'un autre. Cette oeuvre aujourd'hui perdue reste la 1° oeuvre au départ de tout le travail qui suivra même si on ne peut plus l'écouter maintenant.


Puis ce sont Les Espaçages en 1979, l'époque où je découvre plus ou moins consciemment tout ce que je vais développer par la suite, la question de l'espace et de son infini plein d'un tout en même temps sur ce fond d'ouverture enthousiaste à l'infinité des possibles. Les espaçages sont des moments de libres interventions graphiques en divers endroits de grands panneaux verticaux présentés seuls ou bien ensemble, un peu comme les rochers dans le vide des jardins zen.


Entre 1979 et 1982 Les Canevassages marquent une époque charnière qui sera décisive, c'est là que s'impose à moi la nécessité de la méthode pour avancer tranquille et léger dans la réalisation de mes ouvrages: des bandes et des morceaux découpés dans différents tissus rouges et dans des restes de la série précédentes sont méticuleusement tissés par collage sur de très grandes surfaces de plusieurs mètres, en panneaux mobiles et tous interchangeables.

C'est aussi le moment où j'imagine et dessine en 1979 et 1980 des projets d'oeuvres par satellites regroupant en un seul endroit les morceaux d'une oeuvre éparpillés en plusieurs autres endroits sur le globe tout entier. Je suis alors complètement impliqué dans la vision d'un monde mosaïqué, c'est juste un regard, juste une question de points de vue pour savoir le voir. 28 ans plus tard en 2008 l'esprit de ce travail est repris dans l'oeuvre planétaire " Walker In The Universe, A Global Work " grâce aux possibilités d'échanges par internet.


C'est à cette époque que je rencontre John Cage, en juillet 1981.


Entre 1982 et 1988 je réalise Les Remplissages sur la base de mon principe d'incertitude que j'invente en 1982 pour gérer par la méthode la question déterminantre du temps d'un tout en même temps. Les premiers Remplissages sont une série de grandes surfaces obtenues en collant sur toiles des morceaux de magazines et de tissus travaillés à l'acrylique et à l'encre, complétés de leurs reproductions par impressions sur textiles, papiers, photographies et vidéos, pour produire, accompagnées d'autres éléments sons et objets, des environnements dans lesquels on peut librement se promener.

La série est reprise en 2003, 15 ans plus tard, grâce aux technologies qui me permettent d'utiliser les images et les sons reçus en direct sur tous nos écrans de télévisions.


En 1984, l'après-midi du 6 juin, je reçois la visite de John Cage.


En 1985 je travaille avec Annick Yan aux costumes décors et scénograhie d'un spectacle chorégraphique de Michel Hallet-Eghayan , mise en lumière de Euan Burnet-Smith , donné au festival de danse contemporaine de Montpellier.

Appel téléphonique de John Cage pour nous inviter et nous présenter Merce Cunningham.


Cette même année je commence Les Texturages, 1985-2017. J'applique à mes écrits les méthodes que j'utilise dans mes oeuvres visuelles, la rédaction de mon texte "Les Superbes Lieux de l'Artiste" s'échelonnera sur 20 années entre 1985 et fin 2005. Les Texturages sont réalisés à partir de notes de travail et de leurs reproductions photocopiées, découpées, puis assemblées par diverses manipulations et collages: tissage de bandes, effaçages, inversions de mots et phrases, juxtapositions, déplacements d'extraits, etc...S'y ajoutent parfois des fragments de reproductions d'oeuvres antérieures. J'obtiens alors de grandes surfaces fragiles et précaires ou bien des pages de recueils, exposables en forme de tableaux.


De 1992 à 1998 je travaille avec intensité sur Les Cousages, des ouvrages un peu comme l'immense tapisserie du cosmos où je mets en chantier de longues et fatiguantes techniques artisanales que je décide pour cette raison d'arrêter. Les Cousages sont une série de très grandes surfaces obtenues en cousant bout à bout sur un très long temps de travail des morceaux de tissus travaillés à l'acrylique et par images imprimées à l'ordinateur, mises en scène avec d'autres éléments et objets divers qui les complétent et les questionnent si l'on veut.

En 2002 je reprends la série des Cousages, pour répondre à la demande d'une commande, en l'enrichissant de nouveaux éléments dans les dispositifs d'installation qui seront mis en chantier et la multiplicité des images qui seront imprimées.


Sur une invitation de Marc Dachy je participe à l'automne 1994 avec 26 autres personnes à la publication et à la distribution dans plusieurs villes de France de l'édition à 20000 exemplaires du fameux poème Anna Fleur de Kurt Schwitters c'est un hommage.


Ensuite depuis 1999 je travaille sur Les Publicitages, un grand cycle de projets réalisés par esquisses numériques avant la fabrication et l'installation finale pour lesquelles je recherche des moyens et des lieux de production. Cette importante série des Publicitages développe un processus très méthodique aux infinies variations possibles : de grandes surfaces appelées canevassages obtenues par tissages de bandes découpées dans des catalogues et tracts publicitaires sont mises en scène accompagnées d'objets ou d'autres éléments à chaque installation différents pour en enrichir et transformer le sens où chacun à sa manière peut entrer pour s'y retrouver.

En 2005 et 2006 je prépare pour l'automne 2006 une vaste installation visuelle et sonore en plusieurs stations, La Grande Surface et tous ses Lieux, produite par l'enseigne d'un grand magasin pour un centre commercial où je ramène alors détournés sous forme d'oeuvres d'art les catalogues et tracts publicitaires qu'ils ont imprimés.

En février 2007 j'installe 250 m2 de surfaces obtenues avec ces catalogues et tracts publicitaires complétées de lumières et de sons sous la forme d'un chantier évolutif de 2 semaines dans un entrepôt désaffecté, l'installation s'appelle Quelques Lieux et leurs Moments.

En Septembre 2008 La revue d'Art Contemporain québécoise Esse Art + opinions publie dans son numéro 64 Déchet/Waste un article de Florence Jaillet consacré aux Publicitages , Les Papiers Périssables de Pierre Pilonchéry. Tous ces travaux de papier des Publicitages sont donc perdus si personne ne les conserve. On peut les stocker dans des containers à l'abri de la lumière. Ces containers sont exposés comme des réserves, complétés par des documents, films, photos et textes sur ce qu'ils contiennent, et de temps en temps les surfaces exposées dans des mises en scènes à chaque fois revisitées.

En mai et juin 2009 l'installation WALKER, qui rend compte de l'oeuvre planétaire Walker In The Universe, A Global Work, montre 120 m2 de ces Publicitages déroulés et suspendus dans le Forum d'entrée d'un bâtiment universitaire à Lyon accompagnés de la projection du film A Walker In The Universe et de tous les films de ses différentes projections dans le monde.


Dans la même idée Les Imprimages mis en chantier à l'automne 2002 montre une grande photographie d'un paysage imprimé par technique industrielle sur un long tissu synthétique de 1 à 40 mètres installé dans ce même paysage, dessinant à chaque installation un morceau de la mosaïque du vaste univers où nous sommes. J'essaie différentes interventions par projets numériques ou par installations in situ dans une ville ou bien dans un paysage de montagne et même sur la planète Mars pour laquelle j'envoie à la Nasa un projet d'une intervention à transmettre par satellite à la Terre dès la première mission martienne habitée. Dans la série des Ciels, on voit des photographies de morceaux de ciels, mais ici venus d'ailleurs, de plusieurs villes du monde, suspendues ensemble à des grues de chantier.


En 2004 j'ajoute à mes ouvrages Les Visionnages, des environnements créés par ordinateur où les images et les sons composent une partition complexe où la multiplicité du monde rencontre la singularité de chaque chose et chacun qui que nous soyons. C'est une série de films projetés sur divers éléments (empilements de cartons d'emballages, textiles étalés librement, sable, eau, sculptures de l'Antiquté, visiteurs revêtus de combinaisons blanches de peintre en bâtiment mises à disposition à l'entrée de l'exposition) pour créer des environnements qui reçoivent des surfaces d'images aux couleurs saturées et des nappes de sons tous mélangés capturées à la télévision et traitées à l'ordinateur pour les additionner en les juxtaposant ou bien les croisant avec une grande densité dans le visuel et le sonore en même temps.

En 2007 et 2008 je prépare "All The People" , une installation en 2009 pour le Musée des Moulages à Lyon que je remplis d'échafaudages pour porter un important appareillage de diffusions de films et de sons. 500 petits films se mouvant sur un fond rouge sont projetés en même temps sur les statues du musée tous les sons se mélangeant. C'est comme un regard sur le chantier de la foumillière humaine et de son agitation au mileu de toutes ses idoles auxquelles elle se raccroche depuis celles du passé jusqu'à celles d'un tout autre ordre qui saturent nos médias d'aujourd'hui.


Le 20 janvier 2005 je donne à l'initiative de Michel Carles directeur du développement de la chaîne de grande distribution Auchan France ma conférence "De l'Art Moderne à l'Art Contemporain l'Art et la Vie ou le Monde comme il est" pour 20 directeurs de cette enseigne. C'est un morceau de la vie de l'art, juste une manière de trouver pour l'art d'aujourd'hui d'autres lieux pour exister. La conférence sera plusieurs fois rejouée.


Dans cette idée je suis très occupé durant l'année 2005 par la préparation pour un centre commercial du projet La Grande Surface et tous ses Lieux et commence Les Filmages en chantier dans mes notes depuis déjà longtemps. Les Filmages se présentent sous la forme de surfaces obtenues en projetant seules ou bien en complément d'une autre installation des séries de très courts films qui peuvent être montrés séparément ou bien tous en boucle en les additionnant. On y voit des actions simples banales et même curieuses sous forme d'archivage d'actes ordinaires qui produisent chacune à leur manière leurs sons particuliers qui peuvent alors se juxtaposer ou bien tout simplement se superposer dans une projetion simultanée, c'est un concert inorganisé mais toujours à chaque fois très bien composé. On pourrait aussi diffuser Les Filmages à la télévision, un par un le soir, comme un intermède de détente entre deux émissions.


Du 13 au 21 octobre 2006 j'expose La Grande Surface et tous ses Lieux dans tout l'espace de la galerie marchande d'un Centre Commercial à Lyon, c'est une vaste installation visuelle et sonore en 6 stations et quelques autres éléments périphériques. J'y donne le soir du vernissage ma conférence Quelques Lieux Précaires traitant de cette installation sous la forme d'une performance avec 15 interprètes. Le film "Un Dimanche à la Campagne" est écrit et réalisé par Marie-Sophie Chambon à partir de cette exposition. L'ensemble de la manifestation, oeuvre, dispositif publicitaire et film, est produit par l'enseigne Auchan qui agit là en tant qu'organisatrice d'événement sans aucun rôle marchand.


Du 5 au 16 février 2007 je crée avec l'artiste de cirque Amaury Jacquot l'installation Quelques Lieux et leurs Moments sous la forme d'un chantier évolutif de 2 semaines dans un entrepôt désaffecté à la confluence du Rhône et de la Saône à Lyon où je mêle surfaces de papier, lumières et sons. C'est une réponse à l'invitation de l'association étudiante Les Temps d'Art pour participer à leur manifestation "Aux Arts Etc...Chantiers Autorisés au Public" dont l'objectif est de faire exister l'art au-delà des lieux de l'art en offrant à des artistes des résidences de 2 semaines dans la diversité du tissu urbain pour y faire se croiser différents domaines artistiques mettant ainsi en relief le processus de création. Nous y donnons lors de la soirée de clôture la performance Moment Z pour 9 interprètes, diffusions sonores et vidéoprojection.


En décembre 2007je mets en ligne Les Webcamerages une oeuvre interactive sur Internet. Les Webcamerages sont une sorte d'autoportraits publiés par la voie du média le plus instantané, internet et son immédiateté. Je marque ainsi les débuts de mon intérêt pour internet comme support et moyens de créations artistiques. Les Webcamerages se présentent sous la forme d'une surface de très petits films de 30'' chacun additionnés sur une grille au fil des années pour simplement les collectionner. Ils peuvent être vus à la maison sur un ordinateur ou vidéo-projetés dans une salle d'exposition, mais toujours activés en direct. Sur chaque film l'artiste parle de plein de choses qui peuvent occuper sa pensée et qui toutes bien sûr peuvent aussi se mélanger : on peut entendre ces films un par un pour écouter la parole de l'artiste ou bien en les additionnant comme on veut pour former un très aléatoire et libre concert de voix. On obtient alors une surface sonore où le sens à comprendre est remplacé par l'expérience à vivre pour le visiteur qui la dirige, c'est toujours l'idée de l'oeuvre comme une partition qu'on peut à chaque interprétation toujours revisiter.


Walker In The Universe, A Global Work est une oeuvre planétaire activée à partir de février 2008 sur la surface de la Terre toute entière par des acteurs co-auteurs recrutés par internet pour diffuser le film Walker In The Universe en différents points du monde ( ... France, Royaume-Uni, Belgique, Allemagne, Gambie, Etats-Unis, Canada, Russie, Chine, Nouvelle-Zélande, Australie, Espagne, Grèce... ), dans des espaces publics et privés les plus divers et variés .( un appartement, une usine, un centre d'art, un hôpital, une université, un centre commercial, un musée d'art contemporain,etc...). Tous les lieux que nous traversons méritent notre attention. Ce travail poursuit grâce aux possibilités d'échanges par internet les projets d'oeuvres par satellite dessinés en 1979 et 1980. Le Walker continue sa marche sans limite au fil des années.

En mai et juin 2009 l'installation WALKER rend compte de ce travail pendant 6 semaines dans le Forum et la Galerie de l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon.


En Septembre 2008 La revue d'Art Contemporain québécoise Esse Art + opinions publie dans son numéro 64 Déchet/Waste un article de Florence Jaillet consacré aux Publicitages, Les Papiers Périssables de Pierre Pilonchéry.


Du 14 mai au 26 juin 2009 je crée A l'initiative de Florence Jaillet l'installation WALKER pour l'Ecole Normale Supérieure Lettres et Sciences Humaines de Lyon. Cette installation en 3 parties rend compte de l'oeuvre planétaire Walker In The Universe, A Global Work . 120 m2 de surfaces papier des Publicitages sont déroulés et suspendus dans le Forum d'entrée accompagnés dans la Galerie tout à côté de la projection du film A Walker In The Universe et de tous les films de ses différentes projections dans le monde. Une performance donne à entendre tous ces bruits de fond du monde issus des films reçus mêlés aux bruits de fond du public présent.


Le 20 juin 2009, participation au congrès du Centre des Jeunes Dirigeants d'entreprises. Intervention sur la question des passages entre l'individuel et le collectif. C'est encore l'art comme force transformatrice dans des notions d'échanges et d'expérimentations.


2010-2017 Les Naturages , série de multiprojections et autres éléments, sont construits sur un fond de nature avec ses images, ses mouvements et tous ses sons mélangés à ceux qui disent la présence humaine. 450 films coupés en 3840 séquences puis remontés sur 450 pistes divisées en 10 films de 45 pistes chacun sont projetés simultanément sur plusieurs dizaines de mètres ou sur écrans, complétés de cabanes, chansons, dessins, photographies, autres films, notes et autres choses encore. Formats paysages et formats portraits à la fois, ce sont des morceaux de nature et de vies humaines qui se questionnent et se complètent. En 2016 et 2017 je prépare l'installation We Take a Walk pour l'Orangerie du Parc de la Tête d'Or à Lyon.


Printemps-été 2012, travail avec la pianiste et artiste italienne Cristina Ariagno à la création d'une performance de 24 heures pour 20 pianistes et 20 performers sur les "Vexations" d' Erik Satie, cette "pure coulée de temps" obtenue en répétant 840 fois le même motif musical au piano. C'est un hommage conjoint à Erik Satie et John Cage qui fut le premier a faire donner, en un peu plus de 18 heures en 1963 à New-York, la version complète des Vexations.


Le 10 février 2014, sur la piste du Cirque Imagine, intervention sur "l'atypisme, source de créations et d'innovations" lors d'une nouvelle rencontre du Centre des Jeunes Dirigeants d'entreprises. L'art élargit le regard.


2016-2017, travail sur l'installation We Take a Walk pour l'Orangerie du Parc de la Tête d'Or à Lyon. L'exposition est inscrite dans le programme Résonance de la Biennale d'Art Contemporain de Lyon 2017 et dans le programme des 150 ans du 6° arrondissement de Lyon.


Il faut donc bien noter maintenant la souple et facile adaptation de tous ces ouvrages à la diverse et multiple variété des lieux qui peuvent les recevoir pour les montrer, tout peut s'imaginer, comme par exemple les transformer et les mixer pour quelque part les utiliser comme des partitions qu'on peut interpréter avec beaucoup de flexibilité. Chaque nouvelle exposition propose une nouvelle version joyeusement revisitée. Nous vivons aussi dans l'abondance des technologies ce qui nous permet d'élargir encore au maximum les conditions de monstration de tout ce que nous faisons. A noter encore ici la fabrication de produits dérivés commercialisables, quelques prototypes sont déjà réalisés. J'ajoute enfin que les installations complètes par le passage d'une longue pratique artisanale facilement repérable à celle rapide et multiple et souvent fascinante de la copie de notre époque de la reproduction technologique insistent sur la notion de simultanéité s'adressant à tout type de pensée d'ici ou d'ailleurs à la fois dans la culture et hors la culture à la rencontre des autres cultures, c'est qu'il est ici question non pas de la pensée de l'artiste mais bien plutôt de celle de chacun au milieu de celles des autres singulières également. Je fais ça en échange pour vivre en paix parce que je prends volontiers la clarté de la Terre au rythme de mon expérience vécue. Voir ce qui est exposé permet de voir le monde et l'univers tout entier autour de ce qui est exposé, chacun devient le centre de cet univers tout entier.


Et tous ces ouvrages ne sont que des mises c'est-à-dire c'est comme dans un jeu, on fait des règles pour obtenir des opérations différentes et ce qui y est pourrait ne pas y être et ce qui n'y est pas pourrait y être, tout simplement. En fin de compte tout ce travail voudrait dire un principe de bonheur dans la lumière de l'existence, nous sommes bien tous et toujours des contemporains sans limite de temps ni d'espace ça c'est pour moi bien évident. C'est juste une question de regard. Un jour quelqu'un m'a dit qu'on prenait une bonne dose de jeunesse et d'énergie chaque fois qu'on était devant mon travail j'en suis ravi. Chacun peut se voir.


Le chantier bien sûr est ouvert au public et beaucoup d'autres choses encore sont en préparation.


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Film © Julie Petit 2005
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